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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 21:45

Racontez une histoire en prose (de préférence) qui commence par :"j'ai trouvé dans ma bibliothèque" ou qui finisse par "je ne suis pas bibliothécaire" (ou les deux).

Publiez-la sur votre blog le Lundi 14 Juillet.

J’ai trouvé dans ma bibliothèque une page détachée d’un livre, je ne sais de quel livre. La page est jaunie, racornies dans les angles, page 21 -22. Les mots sont mystérieux car il manque le début de la phrase, et je ne comprends pas de qui ça parle, ni où cela se passe. C’est absurde. Je ne crois pas avoir déjà lu ce livre. En tout cas cette page volante ne me rappel aucun des centaines de livres qui peuplent ma bibliothèque. Ce qui m’ennuie c’est que je suis sûre que le contenu de ce texte va manquer au lecteur qui lira ce bouquin auquel il manque cette page ! Cela me rappelle un jour, j’ai lu un roman plus ou moins historique, d’un aviateur russe dont l’avion était tombé dans la forêt. Il avait les 2 jambes cassé, isolé dans l’immensité de cette forêt, il s’est trainé, dans la neige durant des kilomètre... bref, il a survécu, bien qu’on ait dû lui couper ses 2 jambes quand il trouva enfin quelqu’un pour le secourir. L’histoire était prenante, envoutante, cet homme avait fait preuve d’un courage exceptionnel, d’ailleurs je crois que le titre du livre c’était « un homme véritable ». Mais il manquait les dernières pages. Combien ? Je ne sais pas. Je resterai sur ma faim indéfiniment, sans savoir comment ça se termine. Frustration de ne pouvoir fermer ce livre avec la satisfaction d’un roman achevé, aboutis. J’aime fermer un livre et rester quelques instants encore, le nez en l’air, dans l’atmosphère du texte, de l’histoire. Parfois, je rouvre le livre au hasard, pour relire quelques page et me dire « ah oui, ce moment-là... ». Alors que là, avec ce livre inachevé, je suis resté interdite de fin. Frustrant. Et je l’ai relu entièrement une autre fois, plus tard, comme si je pouvais conjurer cette fin interrompu avec une deuxième lecture... je n’ai pas fini le livre la deuxième fois, comme si je ne voulais pas éprouver cette frustration imposée. Je choisissais moi-même l’arrêt du récit. Pour en revenir à ma page 21-22, comment savoir à quel livre elle appartient ? Je ne suis pas bibliothécaire !

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Marianne Roberty - dans écriture
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 06:32

cette année encore, je tente ma chance... je ne sais pas si cela suffira, ma supplique est assez clair pourtant, J'AIME LIRE!!!!

mais sûrement que je ne suis pas la seule!

bref, voici ma lettre, on verra bien ...

 

"

Bonjour,
J’ai reçu à Noël un cadeau étonnant de la part de mes enfants, un hibouc. C’est une sorte d’animal qui ne fait aucun bruit mais qui mange des livres. Un seul œil rectangulaire assez grand, pas d’oreille, une petite bouche sur le côté accessoirement reliée à un fil qui semble jouer le rôle d’une trompe à la manière des papillons ou des abeilles, il ingurgite un livre en quelques secondes, c’est affolant ! Et le pire c’est qu’il les digère très bien ! Il peut être noctambule, et rester toute une nuit éveillé, sans rechigner, et il peut enchainer sur une journée de labeur comme ça, sans rien revendiquer. Il a une mémoire étonnante, car il sait toujours où je me suis arrêté la dernière fois, sans s’embarrasser de marque pages qui glissent.... il pèse quelque gramme quel que soit le régime intensif auquel je le soumets, je peux lui donner à manger des gros bouquins de 500 pages ou plus, rien ne l’arrête, il avale, et ne prend pas un gramme. Ce qui me rend particulièrement jalouse, car ce n’est pas mon cas, regarder un gâteau au chocolat me fait prendre un kilo ! C’est également un animal très docile, peu lui importe que je change d’avis, que je revienne en arrière, que je corne toutes les pages, il reste propre, impeccable dans sa robe noir, imperturbable et serein. 
Pourtant, je n’avais  exprimé aucun désir d’en adopter un, presque le contraire, même, tant mon amour des pages à tourner était grand, de l’odeur  fruité des vieux livres, du son feutré et policé de la page que l’on tourne. J’étais dans le sensuel, dans la vérité vrai. Alors, un dévoreur de livre chez moi ? ah non ! 
Mais ce petit animal particulier, m’a fait de l’œil, il m’a donné à voir ce qu’il avait dans le ventre, j’ai osé ! Et fait incompréhensible, j’ai commencé à l’aimer ! Je m’en veux, paradoxalement, de l’aimer. Et d’une certaine façon,  ma bibliothèque non virtuelle, surf sur ces sentiments contradictoires. Je la sens ployer sous les reproches qu’elle me destine, « comment oses-tu !  Toi ! Céder à l’appel de la technologie, que fais-tu de nous et de toutes nos heures passés ensemble ! » La révolte gronde, je n’ose plus l’approcher, mes livres empilés, font des barricades, chutes en grand bruit au milieu de la nuit, parlent fort ! J’ai beau leur dire que je continuerai à les feuilleter, à les relire, à les donner, à les offrir à d’autres yeux que les miens, ils ont du mal à me croire. Ils me traitent de lâcheuse, de traitre à la cause littéraire,  de bruleuse de papier.... je n’ose écrire les autres termes employés. Comment leur dire, que l’appel irrésistible des livres, et le partages avec ma libraire préférée ne disparaitra pas de sitôt !  En même temps, j’ai bien vu que dans ces yeux à elle aussi, que j’avais rejoint un camp qu’elle ne tenait pas dans son cœur ! Les « adopteurs » de Hiboucs. Je lui ai pourtant acheté des vrais livres, mais j’ai bien senti que j’avais baissé dans son estime....
Mais lire, c’est lire non ? Lire une nouvelle dans un magazine, un livre ou un hibouc, c’est lire quand même ! C’est la même chose ! Non ? Je ne sais plus où j’en suis.  Peut-être qu’être jury du livre inter me sauverai de la débâcle annoncée dans les rangées de ma bibliothèque, pensez donc ! Ramener 10 livres d’un coup, ça la rassurerait, ça lui montrerai que je ne l’abandonne pas au feu, que je soutien sa cause ! Et discuter de bouquins, d’auteurs et de  mots c’est ce que j’aime faire !
Alors aidez-moi à ramener le calme en ma maison, sélectionnez moi, vous ne serez pas déçu !
M. , (48 ans, Psychologue en congé maladie, amoureuse de mon mari, 3 grands enfants)."
et vous? vous avez envie d'être jury? qu'avez vous écrit?
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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 17:57

cela fait bientôt un an que je n'ai plus rien écrit sur mes recherches et sur mon roman. 

le temps file à une vitesse sidérante et je me sens glisser dans ce tunnel du temps.

il aura fallu cette année assurer mon travail correctement avec plus de patients que d'ordinaire, il y eu aussi Face book qui me happa plus que je n'aurai voulu, et des travaux  dans ma maison qui me tenaient à coeur, que j'ai pu réaliser à la sueur de mon front. du coup, peu de préoccupations historiques contemporaines.

tant pis, tant mieux, les idées mûrisses dans ma tête, il serait utile de les noter afin de n'en rien perdre. mais je me fais confiance, l'heure viendra où tout cela prendra sens.

et puis il y a une réalité qui sans être douloureuse, ne me laisse pourtant pas indifférente, c'est le départ de mes enfants. l'aîné déjà installé dans les Alpes, ma fille sur Paris cette année et pour les années à venir , et le dernier après avoir eu son bac, a fait ses bagages ces jours -ci et a quitté la maison pour poursuivre ses études, aux cotés de son frères, dans les montagnes...la maison est vide. il ne reste que nous deux. nos pas raisonnent, il semble que les fantômes des siècles passés puissent reprendre possession de leur abris, un temps perturbé par nos amples travaux et notre emménagement.

laissons faire les choses. sans être triste, il m'arrive de ressentir ce vide comme une partie de moi qui se volatilise... c'est dans l'ordre des choses, les enfants ont leur vie propre, nous avons accomplie notre travail de parents... mais que c'est  venu vite tout ce vide autour de nous!   

le chat semble perdu, lui, sans d'autres mains pour les caresses que les notres impatientes.

il se love sur nos genoux, ronronne à qui mieux-mieux, et miaule de toutes ses cordes vocales, si par inadvertance nous osons lui interdire notre chambre, lui qui sans gène s'installait chez les enfants toutes les nuits!

nous allons retrouver nos marques, prendre plaisir au couple retrouvé, exploité ce temps qui nous est donné, et peut être justement en faire des temps d'écriture!

voilà, je ne promet rien, je pense m'y remettre avec lenteur et rêverie et néanmoins avec sérieux et rigueur... rien n'est interdit, tout est permis dans un roman, et tout évolue avec le temps. je me le donne, je le prend.

pour tous les impatients je ne sais pas quoi leur dire, lisez d'autres choses en attendant....!

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 18:55

il faudra  sûrement du temps 

les cicatrices sont profonde et noires

j'ai peur de la lobotomie des masses quand je vois qu'au premier tour des présidentielles les campagnes étaient noires fn...

parfois je me demande si l'Histoire n'est pas un recommencement, sans cesse...

comment peut on croire en ces discourts de haines, d'exclusion ?

j'ai du mal comprendre?

mais non, le bleu marine virant au noir des plus sombre entre à l'assemblée... je frémie.

 

au final, les roses au poing sauront il faire entendre l'humanisme, la solidarité, la justice???

je reste dubitative.

j'attend et j'espère,

je reste en tout état de cause vigilente!!!

ne baissons pas les bras, il faut au contraire se remonter les manches et se mettre au boulot!!

 

 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 08:00

                                                                                               le rouge

 

 

numérisation0173

il ya le rouge sang,  le rouge de la guerre et des combats, un rouge de larme et d'effroi, un rouge d'affiche que l'on placarda avec les amis de ma mamie.

 

arton797

il y a le rouge des luttes et des révolutions, un rouge de convictions, un rouge de drapeau et de poings levés, un rouge des  cris et un  rouge qui crie, un rouge  qui  accompagna ma mamie tout au long de sa vie

c-coquelicot-2.jpg

et il y le rouge des coquelicots et des cerises, un rouge d'étés et de vents chauds, un rouge de juin, un rouge de paix et de contemplation, un rouge plein de vies dans les aquarelles que ma mamie peignit.

 

gilet-orange-tricot

et il y a le rouge de mon gilet, celui que ma mamie me tricota, avec deux poches et un zip sur le devant, en laine de mon rouge préféré, que j'ai porté, porté...jusqu'à l'user, jusqu'aux trous racommodés, jusqu'à ne plus dedans rentrer .

 

coeur-brode-polonais.jpg

il ya le rouge de mes joues, dans les yeux noirs de mon amour quand il me dit que je suis belle. le rouge, de mes lèvres quand je l'embrasse. et là, ... mamie n'y est pour rien!

 

 

 

.

 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 14:41

livre-de-couderc.jpgBonjour,

Je lis souvent et beaucoup.  Souvent des livres en rapport avec l'Histoire, mais pas que.

Dernièrement j'ai commencé à lire le livre de Frederic Courerc.

Cela se passe en Champagne, durant la dernière guerre mondiale.  À priori, cela me semblait intéressant, mais une chose me gène dans le style, dans le fil du récit, c'est l'absence de fluidité. On ressent en permanence le désir de l'auteur de nous faire des démonstrations de sa documentation, certes importante, mais souvent fastidieuse.

Je m'explique, la jeune Véra, l'héroïne, est l'héritière d'une maison de Champagne. Alors à tout bout de champs, il nous décrit les étapes de vinification, les histoires des maisons de champagne... je trouve ça pénible, même si l'on en tire un enseignement, une connaissance, ça ne fait pas avancer le roman, ça alourdi le texte, et ça nous donne l’impression d’assister à une démonstration de savoir, comme un prof dans le civil qui ne peut s’empêcher de vous faire des cours sur tout.  

Et ce n’est pas valable que sur le vin, mais sur l’histoire de la champagne, de l’occupation…

Je suis attristée de cela car j’aime lire, j’aime apprendre, mais là, je me sens agacée au bout de quelques pages. Je n’arrive pas à en lire plus que 2 ou 3 d’affilées. Alors que d’habitude je suis une boulimique de lecture.  Bref, si l’on veut le lire comme un document sur l’histoire de la Champagne en temps de guerre, c’est très documenté, mais le roman n’est pas assez travaillé, en particuliers les personnages.

 Parfois, sous prétexte d’un dialogue entre deux personnages, il fait son petit cours de connaissances sur le sujet, et on a l’impression que c’est surfait, et qu’en plus, les personnages ne sont plus important, ils  sont là pour permettre à l’auteur de ramener sa science, on ne les sent pas authentiques….  Un exemple : à un moment, il y a un dialogue entre Véra et Marcel son maitre de chais, ils discutent des compatriotes qui s’engagent contre l’occupation, mais il semblerait que les personnages soit au courant de tant de choses , alors qu’à l’époque tout était secret, dangers… l’auteur à voulu encore une fois dire trop d’info qu’il a rassemblées dans la bouche de personnages qui n’avait pourtant pas ni les moyens ni le temps de s’intéresser à tout ça aussi précisément.

Je suis sévère, je m’en rends compte, mais j’aime tellement les livres bien construit, que ça m’agace quand cela n’est pas bien fait, et surtout si le sujet lui-même m’intéresse, comme ici la période de la seconde guerre mondiale. En écrivant cela, je me demande si moi-même, je ne serai pas tentée de rependre dans les lignes que j’écris les connaissances acquises après de longues et fastidieuses lectures, tentée de montrer que je maitrise le sujet, témoigner de mes connaissances…  si cela arrive, j’espère que l’on osera me le dire…

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 14:04

j'ai fait ma lettre tout à l'heure, ça fait des années que j'y pense, mais que je ne me donne pas le temps d'écrire cette fameuse lettre. et puis aujourd'hui, j'étais dans ma voiture j'entendais Pascale Clark interviewer Amélie Nothomb désignée comme présidente du jury cette année. mais ce n'est même pas la personnalité de l'étonnante Amélie qui m'a décidée cette année. non, c'est l'envie de lire 10 romans et d'en choisir un. de donner mon mot à dire sur les bouquins qui enchantent ma vie. 

lire est une seconde nature, ça me remplie l'existence, me permet de rêver, de voyager, de m'instruire, d'imaginer....bref, j'aime lire. 

alors c'est décidé, j'ai fait ma lettre de motivation de la parfaite jury du livre inter. 

j'ai peu de chance d'être l'heureuse élue, je le sais, car ils reçoivent pas moins de 4000 candidatures et n'en retiennent que 24... mais bon, comme disait ma grand-mère et ma mère, "qui ne tente rien n'a rien, alors fonce!"

 j'ai donc écrit ceci:

" La lecture, chez moi, c’est une histoire de famille. Nous avons toujours croulé sous les livres, et ce, depuis trois générations au moins, et je vois avec bonheur que mes enfants aussi, aiment lire. Ma grand-mère maternelle, fut pour moi un modèle, elle s’intéressait à tout et à tous, et chez elle les murs étaient couvert de livres, jusque dans ses toilettes minuscules où les étagères touchaient le plafond et penchaient dangereusement vers le pauvre importun qui s’y introduisait…nous attendions toujours  avec un ravissement impatient  la réaction d’un invité ouvrant la porte des wc pour la première fois. Il ne fut pas rare, dans cet endroit, comme dans d’autre de son appartement, que les livres dégringolent dans un fracas feutré et sous les cris effrayé du malheureux qui avait été attiré par un auteur ou un titre alléchant ; il avait dû tirer sur l’ouvrage, entrainant avec lui tout l’édifice tenant par l’opération du saint esprit !

Les livres chez nous,  circulaient de mains en mains, d’yeux en yeux. On ne tenait pas de fichier des lecteurs mais souvent quand on offrait un livre à ma grand-mère, ou à quelqu’un de la tribu, on savait qu’il serait lu par de nombreux amateurs de lecture et bien souvent aussi par celui là même qui offrait le livre! Il fallait prendre son tour.

Mais revenons-en à moi, puisque c’est moi qui me présente au jury du livre inter.

Pour me présenter, je suis donc une femme de 47 ans, marié depuis 27 ans avec un homme plein de talents et de richesses intérieures, né en Kabylie (Algérie) avec qui nous avons eu 3 beaux enfants 

l’ainé  très brun de peau , les yeux et les cheveux noirs, 23 ans en juillet prochain, puis notre fille, une peau ambrée, aux yeux noisette et cheveux châtain, 18 ans, et enfin  le petite dernier 17 ans, à la peau claire, aux yeux bleus et cheveux châtain clair…il n’aurait pas fallu que nous en ayons d’autres, d’enfants, car ils auraient pu être transparent ! L’encre manquant de plus en plus !

A part être maman, j’exerce le métier de psychologue clinicienne en libéral. Un métier qui me plait par l’indépendance que j’ai, et par le contact avec les patients, très enrichissant. J’ose espérer que je parviens à en soulager quelques uns de leurs maux avec leurs mots et les miens.

A part être psy, je suis aussi peintre  aquarelliste de vacances… je n’ai jamais le temps hormis les temps de vacances pour peindre. Mais j’aime le calme et la contemplation que cela procure. Quand nous partons en vacances, je suis capable d’oublier l’ouvre boite, les draps, ou la trousse de toilette, mais jamais mes aquarelles ni mes livres de vacances.

Car à part être aquarelliste, je suis lectrice, et pas que de vacances.  J’aime lire des gros bouquins, épais, parce qu’ils me donneront du temps pour me plonger dans l’histoire, et que j’aurai le temps de m’attacher aux personnages… j’aime lire comme une assoiffée, ne pas m’arrêter, vivre dans l’univers de l’auteur durant les pages et les pages… quand un livre me prends, je ne le lâche plus, du lever au coucher du soleil, et même tard dans la nuit, à table au petit déjeuner, au cabinet entre deux patients, aux toilettes, dans le lit jusqu’à tomber de mes mains quand le sommeil me surprend, dans la queue aux caisses du super marché… je ne peux plus faire autrement que de lire . Et quand le point final est franchi, je me sens comme orpheline, parfois je ne peux me résoudre à ce que cela soit vraiment la fin, alors je relis quelques passages, souvent je reste un peu béate, dans un flottement entre ce deuil à faire de cet univers que je viens de quitter et  la vie qui m’entoure qui n’a rien suivie de mes émotions, de mes appréhensions pour les personnages, les situations qu’ils ont partagés avec moi !

A part lire, j’aime bricoler, restaurer des meubles, peindre des murs, faire de la déco, coudre des rideaux et parfois des vêtements. J’aime m’initier aux arts ou artisanats : le travail du cuir, du carton, la menuiserie, la tapisserie, la recherche et la confection de costumes …

Et à part bricoler, j’aime l’Histoire. Je ne suis pas une historienne, j’oublie souvent les dates, je confonds parfois les rois entre eux. Ce que j’aime dans l’Histoire, ce sont les gens, leur vie, leur parcours. Je me suis attelée à retracer l’histoire de mes grands-parents maternels, non pour une publication, mais pour transmettre aux petits enfants et arrières petits enfants, cette belle histoire mêlée d’Histoire entre un immigré polonais arrivé en France à 14ans et une petites jeune femme pleine de rêves et de bonté bousculée par l’Histoire. Ils furent Résistants, engagés jusqu’à la mort, l’un fut fusillé, et l’autre, ma fameuse grand-mère, engagée auprès de Manouchian, dans les FTP MOI de Paris.  Je l’écrit, par petit bout, souvent interrompue par les aléas de ma vie, parfois aussi ralentie par des incertitudes, l’envie d’être au plus proche de la vérité, et en même temps je romance, j’invente les blancs qui ne furent pas écrits.  Je suis en leur compagnie, et j’aime ça… c’est peut être pour cela que je suis si longue à mettre le point final à mon récit, rester en leur compagnie m’est précieux. Mais ceci est une autre histoire…

Lorsque je lis un roman, souvent, j’interromps la lecture quelques instant, aux moments les plus poignants, afin de ne pas aller trop vite, afin de préserver le suspens, ou simplement  savourer les mots, l’émoi aussi,  répéter dans ma tête les rebondissements, et  puis je reprends où j’en étais avec  une soif plus aiguisée encore.

J’aime donc lire. Malheureusement je reste une indécrottable faiseuse de fautes d’orthographes… c’est une tare qui m’a longtemps empêcher d’oser écrire. Et pourtant j’ai toujours adoré ça. J’ai toujours écrit un journal, des lettres, bourrées de fautes invraisemblables. Mes rédactions scolaires avaient le don d’irriter mes professeurs, car une fois lancée je n’arrivais plus à me préoccuper d’orthographe mais seulement de dire, d’exprimer ce pourquoi on me demandait d’écrire. Je fus souvent punie de mes audaces orthographiques… mais qu’importe, aujourd’hui les ordinateurs ont la gentillesse de corriger le plus gros. Je relis 10 fois, parfois je vois ce que le correcteur n’a pas vu, parfois non… c’est pourquoi d’avance, je vous demande de l’indulgence, pour ces fautes qui auraient pu rester  comme le témoignage impulsif de mon passage sur cette page…

J’espère avoir répondu par mes propos, aux attentes qu’exige un jury du livre inter. Je n’ai pas écrit ce que je lis, car en fait je n’ai pas de cheminement clair dans mes lectures, je lis ce qui viens, ce qui m’interpelle par le titre, parfois le nom d’un auteur dont on parle, parfois au hasard. Je n’ai pas d’à-priori. Alors autant rester sans, et ne pas vous influencer par un auteur adulé ou exécré d’une liste qui n’aurait rien d’exhaustif de toute façon.

Au plaisir de lire, toujours,  d’être lu, peut être, et au désir de vous lire, bientôt."

 

je la posterai tout à l'heure. on verra bien.


 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 16:54

mere-epuisee-recto.jpgmere-epuisee-verso.jpg

bonjour,

je suis alléé à la fête du livre de C. et j'ai rencontré une jeune femme, Stéphanie Allenou, qui m'a dédicacé son livre.

je ne l'avais pas encore lu, mais la 4ème de couverture, laissait prévoir un contenu fort en désillusions sur la mère idéale que l'on nous vend à grand coup d'article et d'émission tv.

bon, je l'ai lu en quelques heures, parfois très émue, car elle décrit le burn-out des femmes au foyer, qui veulent envers et contre tout mener de front leur maternité, la tenue de la maison, le bien être du mari, et l'illusion de pouvoir tout faire toute seule!

ça m'a rappellé quand je n'y arrivais plus du tout avec mon fils ainé, il avait 18 mois, j'étais étudiante, il n'obéissait à aucune consigne, ne restait pas au lit bien sagement pour que je travaille mes cours, j'étais fatiguée par des nuits trop courtes, des temps de transport épuisant, et je criais pour me faire entendre, alors même que j'avais horreur de me voir comme ça, incapable de gérer un bébé.  j'avais vu les films "le bébé est une personne", j'explicais tout comme il faut à mon bébé, et lui me faisait devenir chèvre!  j'avais le sentiment de faillir, de ne pas être la mère que je voulais être, d'être incapable, nulle, et surtout quand je pétais les plomb, l'impression qu'il suffirait d'un rien pour que je le tape!

j'étais à cette époque abonnée à une revue très bien faite: "enfant d'abord" un jour que j'avais failli craquer, j'ai enfermé mon fils dans sa chambre, je me suis mise à pleurer d'avoir pu hurler contre lui, et j'ai écrit au courrier des lecteur du journal "j'ai peur de le frapper" en explicant mes dérappages etc. j'ai reçut des témoignages très émouvant de femmes qui me disaient que je ne devais pas rester seule, que je n'étais pas un cas unique, que c'était courageux d'en parler...

j'ai un peu fait le bilan avec moi même, j'en ai parlé à mon mari, et j'ai compris que je plaçais la barre un peu haute quant à mes capacités de tout gérer!

je ne suis que Humaine! je m'imaginais que je serai une mère zen, comme mes belles soeurs en Algérie, j'oubliais juste qu'elles n'étaient jamais seules devant les bêtises ou caprices de leurs enfants, la famille élargie les entouraient, prenait le relais. moi non. j'étais dans une cité du 93, seule avec mon mari, , sa famille et la mienne loin,  perdue aussi  car dès que je disais que j'étais étudiante en psycho à la PMI, ou à la pédiatre, on se mefiait de moi, on supposait que je savait déjà tout, on ne me guidait plus...

j'étais larguée! d'autant que ma tante n'arrêtait pas de dire que j'avais l'air d'être tellement sereine! ce qui au fond me faisait très plaisir, mais lme coinçait en même temps, comment appeller à l'aide ensuite quand on pète les plombs? j'avais peur de perdre l'estime que l'on m'accordait.

quand plus tard il y a eu les deux autres enfants, là encore je me suis sentie débordée, on avait déménagé dans un bled de la picardie profonde, où le simple fait de ne pas appartenir aux déscendants du village depuis au moins 5 générations faisait de vous des étrangers. pas de contacts avec les mamans à la sortie de l'école, isolement encore plus grand avec la famille, car avant , au moins dans le 93, j'avais quelques membres de ma famille, tantes, grand-mère, même si nous nous voyions peu.

là, j'étais seule. d'autant que mon mari partait tôt, rentrait tard du travail. je devais tout gérer toute seule.

je ne lui reproche pas. c'était comme ça. j'ai laissé de coté le soin de moi même, la tenue de la maison était très désepérante, à peine fini de tout ranger et nettoyer que tout était déjà en bazarre. je me laissais glisser doucement dans une dépression, en ayant des sursaut d'énergie pour le cacher aux autres. 

ma mère, en me rendant visite, me fit des tonnes de reproches, sur ma capacité à elever mes enfants, la tenu de ma maison, les absences de mon mari...mais ne me proposait que de sortir faire des promenades par un froid de canard alors que j'étais abonnée aux docteurs tous les 2 jours avec mes 3 enfants! et quand je refusais elle m'en voulait. j'étais piégée, j'avais des envie de fuir, de tout laisser en plan, comme Stéphanie Allenou. 

heureusement j'écrivais, une sorte de journal, dans lequel je couchais essentiellement mes raz le bol, mes incomprehension et les tensions du couple. évidemment, quand je le relis, on pourrait croire que tout allait mal, c'est faux, car les dates sont parfois très éloignées les unes des autres, mais ça me soulageait de l'écrire.

j'ai aussi entrepris une psychanalyse, qui m'a fait beaucoup de bien.

 voilà, c'est mon témoignage, il y a tellement de femmes perdue dans ce pays, face aux exigences , aux idéalisations de la maternité, qui parfois pêtes les plombs en public et que l'on juge d'un regard réprobateur, alors qu'elle sont peut être tout simplement épuisée! qu'ellesont peut être besoin d'un coup de main.

pensez-y la prochaine fois....

 

 

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 09:35

il est vrai de dire que l'on choisi ses amis, mais pas sa famille.

j'ai encore une fois compris cette aphorisme à mes dépends. je suis sans doute trop naïve, qui attend des gestes solidaires, chaleureux et désintéressés des membres de sa propre famille, et qui s'y pique le nez à chaque fois.

voici l'histoire, telle que je l'ai perçu.

une cousine, possède un joli petit appartement à Paris. 

nous cherchons un appartement pour notre fille à Paris.

ma cousine doit quitter son appartement prochainement. je lui fais savoir que je suis intéressée, néanmoins, qu'il faut que nous ayons des réponses des écoles auxquelles ma fille postule que nous aurons fin juin. ça n'a pas l'air de poser problème puisque le déménagement de ma cousine est prévu fin juin.

après une semaine de réflexion, je confirme mon option sur l'appart, car je me dis qu'il vaut mieux être sûr d'au moins un point de chute à Paris.

mais ma cousine à dit oui à une amie le lendemain de mon mail...

donc...carro-couch--de-soleil.jpg

je continue de chercher un appart pour ma fille et je perd définitivement mes illusions sur la foutue famille à laquelle j'appartiens.

la vie continue. on prend une grande respiration abdominale, on vide sa tête des pensés parasites, et on avance. 

alors comme dirait Daniel DESBIENS "la vie! quelle merveilleuse absurdité!"


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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 15:09

a_CM-film-vieilles_femmes_tahang_2_s.jpgC’est une recette subtile, qui se prépare, se construit et s’améliore au fil du temps. Les ingrédients qui la composent sont variables et changeant, elle permet la fantaisie, au gré des épices qu’on y ajoute ou qu’on retranche. Au goût du jour, la couleur changera, la saveur s’améliorera, l’expérience permettra plus de finesse. Après des échecs retentissant, on saura recommencer avec moins d’incertitude, travailler son style et son adresse afin d’obtenir une saveur délicieuse, on donnera le meilleurs de soi, on usera de sensibilité, même d’amour pour l’épanouir, on emploiera la subtilité, la diplomatie, et ,de voir que l’on y parviens enfin , on s’en réjouira, on osera exulter, triompher, avant de constater que tout peut encore s’améliorer, et de se remettre à la tâche et de tout recommencer... ainsi va la vie.PICT2635-v2-abc.jpg

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