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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 20:32

comme ça faisait longtemps que je n'avais pas touché à mon roman! j'ai écrit plusieurs pages en 2 jours, je vous soumet un extrait, n’hésitez pas à critiquer, et pas que l'orthographe...

L’arrestation et la prison

A la gare du Nord, les trains arrivent et repartent sous l’étroite surveillance des allemands, cette gare ainsi que sa voisine la Gare de l’Est sont devenues des plaques tournantes qui desservent les pays occupés et l’Allemagne.

Staciek est assis sur un banc de bois du wagon 3ème classe, entassé avec d’autres travailleurs qui rentrent en permission. Assommés de fatigue il s’est laissé bercer par le roulis du train, de Doullens à Paris le temps s’écoule, morne et gris, comme les plaines picardes qu’ils traversent en ce février 42. En gare du Nord il est encore dans le brouillard de son réveil difficile. La foule est encore massée sur le quai, un contrôle d’identité semble s’être organisé au bout du quai. Il se sent tranquille, il n’a rien sur lui de compromettant, sa carte de travail est en règle, d’autant que le chantier est allemand. Sa besace ne contient rien d’autre que des effets personnels. Pas de tracts ni de publications clandestines cette fois.

Le contrôle est chapeauté par une équipe d’homme en civil coiffés de feutres clairs, et ceinturé dans de longue veste beige. Ils tiennent des fiches en mains. Leurs regards sévères et attentifs semblent déshabiller chaque passager d’un œil suspect.

Quand Arrive le tour de Staciek, il tend son billet de train et permis de travail, indifférent, il n’a qu’une envie, en finir au plus vite pour foncer à Puteaux retrouver sa bien aimée et sa petite dormeuse. Il ne fait pas attention au regard scrutateur d’un des hommes en imper. Il leur suffira de faire un geste de la main pour que les policiers en képi se saisissent de Stanislas avec rudesse et lui menotte les mains dans le dos sans ménagement. Certains passagers ont l’air effrayés, d’autre ont des regards entendus, et des réflexions peu amènes. D’autres baissent les yeux et passent leur chemin, indifférents.

Il est conduit dans un fourgon bleu de la police française, où il rejoint d’autres hommes apeurés ou faussement désabusés. Un des hommes pleure silencieusement. Stanislas, est assommé. Interloqué. Qui ? Comment ? Pourquoi ? Il ne comprend pas. Puis il se reprend, discipline qu’il a apprise en Espagne et à Gurs. Ne pas se laisser envahir par la peur et le désespoir, c’est le bon moyen de craquer. Et il ne veut surtout pas craquer. Il sait déjà qu’il a va être soumis à un interrogatoire, et surement sans ménagements. Il recentre son attention sur sa détermination, ses compagnons de lutte n’auront rien à craindre de lui. Il est dur à la douleur, et il sait que son combat est juste. Que d’autres prendront sa place, que l’avenir sera radieux, pour Madeleine et Nadja. Il y croit. Il veut y croire. Très vite il écarte de ses pensées ses 2 amours, pour rester maître de lui, juste après avoir repensé à la stratégie de Madeleine d’il y a quelques semaines, et se convainc de dire qu’ils sont séparés, ainsi il les tient en sécurités.

Arrivés dans les locaux de la police on les descend dans un sous-sol sombre et humide, tous les hommes sont alignés sur des bancs et patientent dans un couloir éclairé de lucarnes. Ils entendent un interrogatoire musclé, un homme cri de douleur. Il sait que cette tactique n’a pour but que de les effrayé et de les conditionné à parler. Stanislas ne se laisse pas prendre au jeu de la police. Il se ferme à l’intérieur de lui-même et respire calmement. A côté de lui un homme a uriné sur lui. maintenant cet homme pleure et gémit de peur. (...)

il est à la prison de la Santé,

Il se dit qu’il faudra trouver un moyen de prévenir Madeleine.

Madeleine... que ce prénom lui donne l’envie de se battre ! De résister, de vivre pour son bonheur à elle, à Nadja aussi! Il se souvient de cet amour naissant qu’il a senti en lui pour la première fois de sa vie c’était...au camp de Gurs...

Alors il s’échappe en pensée et retourne à Gurs.

Il se souvient de son ami Karol recevant les lettres de sa correspondante belge, une certaine Madeleine. Elle écrit de gentilles lettres pleines de dessins magnifiques, de mots d’encouragement, de mots militants. Karol prend plaisir à lire à haute voix son courrier, et à montrer les dessins colorés que sa correspondante lui envoie. Et elle écrit chaque semaine, consciente que ses courriers sont important pour le moral des prisonnier, elle les encourage, les galvanise. Elle sait que Karol lit ses lettre à haute voix alors elle envoie des poèmes militant, des paroles solidaires, fraternelles. Et tous, dans la baraque écoutent la missive. Un plus que les autres, s’enflamme et débat ensuite des nouvelles de Belgique.

Un jour, Stachiek demande s’il peut écrire lui aussi à cette marraine, prétextant qu’ainsi il apprendra mieux le français, car la sienne n’envoie plus rien depuis des semaines. Karol le laisse faire, il a la chance lui d’avoir une femme qui lui envoie aussi du courrier.

Staciek repense à la facilité avec laquelle il a pu convaincre son ami…les lettres de Madeleine, en fait, lui donnais tellement envie de connaître cette jeune femme, il ressentait en lui presque de la jalousie que Karol puisse les lire avant lui… il a écrit une première lettre timide, quelques lignes, lui demandant l’autorisation d’être autre filleul.

Et Madeleine lui a répondu, bientôt plus qu’à Karol. Elle lui dit qu’elle le connait déjà de réputation grâce à Dina. Cette chère Dina, une compatriote de son âge, excellente photographe, militante et trop entreprenante à son goût. Elle a tenté de nombreuses fois des approches, sans qu’il n’y réponde jamais. C’est une sœur de combat, rien d’autre. Mais Dina a dû laisser entendre d’autres liens entre eux auprès de Madeleine, car cette dernière s’obstine à lui donner des nouvelles de la belle polonaise. Ce qui ne l’étonne qu’à moitié de la part de Dina. Cette aventurière !

Il finira par lui dire, maladroitement qu’il préfère avoir des nouvelles de sa marraine plutôt que de Dina.(...)

bon je ne met pas tout le chapitre que j'ai écrit, faut pas exagérer, mais dites moi ce que vous en pensez?

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commentaires

Manuel 12/07/2013 06:47

salut soeurette ; je le fais court car je dois partir au boulot. C'est intéressant et ça donne envie de connaître les personnages. Peut-être les idéalises-tu un peu trop à mon goût : ça les rends trop éloignés du commun des mortels que nous sommes tous... Bises et bonne continuation. Manuel

marianne 15/07/2013 09:33

j'en suis persuadée Manu! et j'avais esquissé cette intention dans le récit de la narratrice, qui forcément me ressemble et aboutit à ces recherches... bref on est sur la même longueur d'onde! ;)
le roman est constitué de plusieurs récits, celui d'une narratrice aujourd'hui, celui de Stanislas et Madeleine et celui de Kazimir. afin d'avoir plusieurs points de vue. bisous à ta tribu!

Manuel 14/07/2013 22:56

Pour donner de l'épaisseur à ton roman, peut-être devrais-tu le lier avec l'actualité, la vie contemporaine (les luttes d'aujourd'hui ne sont pas moins nécessaires que celles d'hier). J'ai lu quelques livres qui ont un lien avec la psycho-généalogie : c'est intéressant de voir comme le passé peut ressurgir dans notre quotidien. Hasard ou destin...? J'aime assez imaginer que nos vies sont tissées du fil des vies de nos ancêtre et qu'il est difficile de ne pas suivre leurs traces. Est-on vraiment libre ? (bac philo...)

marianne 12/07/2013 17:17

oui c'est vrai tu as raison, je dois encore retravailler, j'ai tout écrit d'un seul jet, donc c'est encore à l'état de brouillon, je laisse décanter et après je reviens dessus une bonne 10aine de fois.... à ce rythme j'aurai atteint un âge canonique quand j'aurai fini! :)

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