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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 15:45

bonjour à ceux qui viennent me lire...ils sont peu nombreux, mais qu'importe.

j'ai pris de bonnes résolutions cet été, je me remet à écrire mon roman.

j'y passerai peut être 1000 ans, si je tiens jusque là , mais je m'y remet.

j'ai repris ma clé usb, sur laquelle sont toutes mes approches, mes plans et mes suggestions, et j'ai tenté de reprendre , de corriger ce qui avait déjà été écrit...voilà un petit extrait... c'est une scène qui a vraiment existée...

pour  situer la scène: cela se passe fin1941,Stanislas (=Stasiek) a des activités clandestines dans la Résistance, Madeleine, son épouse, a accouchée d'une petite fille Nadja début novembre 41.


 

"Madeleine s’active dans leur petite chambre, pour que tout soit propre et joli afin d’accueillir son homme. Nadja s’est endormie dans son berceau, quand Madeleine se rend compte qu’elle n’a plus de pain. Hésitante, elle se dit que le bébé dort, et qu’elle n’en a que pour quelques minutes, le temps de descendre, de courir à l’épicerie, et de revenir, la petite ne se rendra pas compte de son absence. Elle couvre Nadia  d’un lainage supplémentaire, l’embrasse sur le front, et sort sans bruit. Laissant la clef sur la porte, afin que les voisins interviennent si la petite pleurait trop fort.
Elle dévale les escaliers, et court dans la rue jusqu’à la boulangerie. Elle a oublié qu’il pourrait y avoir la queue, comme de plus en plus souvent. Dans la file, les gens discutent entre eux, échangeant sur le prix de toute chose, les tickets d’alimentation, la faim, les maladies, les enfants, la guerre, les attentats… Madeleine ne s’en mêle pas, elle est préoccupée, «  si ma douce Nadiejda se réveille et qu’elle pleure, pourvu que la queue aille vite…».
Enfin s’est son tour de prendre une part de pain noir contre ses bons de rationnement.  Elle se presse pour remonter la rue d’un pas rapide, quand elle croise un voisin : « ah vous êtes là! S’écrit-il,  Ya les boches chez vous !» Stupéfaite, elle en laisse tomber son filet avec son pain. L’homme le ramasse et lui tend « ça va aller  ma p’tite dame ? »  Madeleine pense à tout allure, son bébé qui doit avoir été réveillé par ces brutes, et Stasiek qui va arriver par le bus … que faire ?
Elle demande au voisin s’il veut bien attendre son mari à la station de bus pour le prévenir de ne pas monter, mais l’homme refuse, « je ne veux pas avoir d’ennuis moi ! Je ne sais pas ce que vous avez à vous reprocher tous les deux, et je ne veux pas le savoir ! ça me regarde pas ! C’est déjà bien que je vous prévienne.» Et il s’en va.
Madeleine a le ventre qui se tord d’angoisse. Elle se dit qu’ « ils » ne feront rien à un bébé, du moins l’espère t’elle, qu’il n’y a rien à trouver chez elle, mais que Stasiek ne doit surtout pas rentrer à la maison. C’est sûrement lui qu’ « ils » sont venus chercher. Elle se résout donc à l’attendre, les mains dans les poches de sa veste. Ils ont convenus de cela ensemble, si jamais il y avait une alerte, mettre les mains dans les poches, et faire comme s’ils ne se connaissaient pas, marcher dans la même direction à distance et dès que la voie est libre, passer la main droite dans les cheveux.
Elle attend, plusieurs bus s’arrêtent à l’arrêt, sans jamais voir descendre Stanislas Il ne lui a pas donné d’heure pour rentrer. Le temps passe et la boule d’angoisse se fait de plus en plus violente dans son ventre. L’heure du couvre-feu ne va pas tarder, elle a froid, mais tremble de peur. Enfin un bus approche, elle baisse la tête, de peur qu’on ne voie qu’elle attende quelqu’un, les mains enfoncées dans ses  poches. Elle fait celle qui cherche quelque chose à terre. Stasiek a remarqué les mains et descend du véhicule sans la  regarder, il s’accroupi pour relacer sa chaussure. Madeleine comprend qu’il lui donne de l’avance, alors elle prend la direction opposée à la maison, passe sa main dans ses cheveux et entre dans une porte cochère quelques mètre plus loin. Quelques minutes s’écoulent et il entre à son tour.
Elle se jette dans ses bras, « les boches sont à la maison » murmurent-elle. « Je sais comment aller, ne t’inquiète pas moj scarbie. Je vois toi chez Marcel demain, surtout, donne beaucoup baiser de son papa à Nadja ma petite dormeuse» il l’embrasse, lui saisit le visage dans ces longues et larges mains râpeuses, la dévisage avec une grande douceur, l’embrasse encore, en silence  et se sauve dans la nuit qui commence à tomber. Elle sort quelques minutes plus tard, émue par la tendresse de son homme, puis cours jusqu’à leur chambre.
Elle entend sa fille hurler d’en bas, son cœur se sert de plus belle. « en tout cas elle est vivante et toujours là ! » pense-t-elle. Elle arrive enfin essoufflée, un allemand tiens le bébé dans les bras, il essaye de la distraire mais l’enfant n’est pas coopérative, elle a faim et aucune berceuse, même en allemand, ne peut la calmer. Madeleine se précipite sur celui-ci, qui fronce les sourcils, et dit 
- « en voilà une mère qui laisse son enfant comme ça ! Où  étiez-vous quand votre bébé pleurait ? » , 
- avec le froid qu’il fait dehors, une bonne mère ne sort pas son bébé ! Et si j’ai été longue c’est qu’il faut faire la queue pour obtenir un pauvre morceau de pain ! Répond-elle avec colère, leur montrant son filet encore à son poignet.
-rendez-moi mon bébé ! ajoute-t-elle en arrachant son enfant des bras maladroit de l’allemand qui tentait de bercer la petite, je ne pense pas que vous soyez qualifié pour la nourrir vous-même ! Elle replace le tabouret contre le mur et cherche à s’installer pour allaiter son bébé.
Ils ont retourné toute la chambre, le lit est défait et la vaisselle, les vêtements, même les carottes qui étaient conservées dans une boite pleine de sable aussi,  tout est sans-dessus dessous.  Le berceau a également été fouillé, retourné. C’est alors qu’elle surprend le regard vicieux d’un des hommes, sur sa poitrine rebondie.  Furieuse elle se voile dans son écharpe de laine en leur tournant le dos. Ils l’interrogent néanmoins.
- où est votre mari Monsieur OBODA Stanilaw ?
- il est en Allemagne, je crois, il est prisonnier, improvise-t-elle.
- vous croyez ? Pourquoi croyez-vous? Où ça en Allemagne?
- je ne sais pas
- vous ne savez pas quoi madame ? S’il est prisonnier ? Ou bien où il se trouve ?
- je ne sais pas où il est.
-  vous savez, madame, nous sommes des gens civilisé, et même nos prisonniers ont le droit d’écrire à leur épouse ! dit l’officier avec un certain mépris condescendant.
- je ne sais pas où il est, répète Madeleine. Plus elle sera évasive pense-t-elle et plus elle laisse de temps à Stasiek pour se cacher.
- je suis sûre que vous savez qu’il n’a jamais été prisonnier madame, nous tenons des listes exactes de nos prisonniers, et je n’ai pas de OBODA Stanislaw dans mes listes. J’ai vérifié.
- si vous voulez tout savoir, il m’a quitté, dit-elle en colère.  
- quel vilain homme ! Ce n’est pas correct de laisser sa femme et son enfant !
- je ne sais pas où il est répète-t-elle d’un ton lasse, laissant perler des larmes aux coins de ses yeux. Il m’a quitté, vous croyez que c’est pas déjà assez dur pour moi ?
- très bien madame, de toute les façons, nous n’avons rien trouvé ici, donc nous allons nous retirer. Si vous avez des nouvelles de votre mari fuyant, je voudrais être informé. Pouvons-nous compter sur vous ? demande l’officier d’un ton métallique et froid. 
- ça m’étonnerai que je le revois un jour prédit-elle, toute à son jeu de rôle, et même si il revenait, vous croyez que je le reprendrai ?
- il vaudrait mieux pour vous que vous nous informiez de son retour si il revient conclu l’homme au regard de glace. Au-revoir madame. Et ils s’en vont, laissant derrière eux le chao dans la chambre et dans le cœur de Madeleine.
Ils ont eu chaud."

 

 

 

voilà...

qu'en pensez-vous?

laissez moi vos com...même si c'est pour corriger les fautes d'orthographe!

merci d'avance.

 

 

 

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commentaires

Elisabeth de Hautségur 13/05/2013 22:17


Chère Nadianne,


Je suis bouleversée. Redonne-moi le sens de nadia. Pour les fautes : " c'est " au début et non "s'est";" murmure-t-elle" et non murmurent-elle; "chaos". Tu n'as pas mis de "s". Je t'embrasse de
tout coeur : c'est splendide. Elisabeth.

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